Action

Publié le 6 octobre 2011 | par Mr Méchant

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Caprica

La série Battlestar Galactica étant arrivée à son terme, Universal et Syfy ont mis les neurones en afin d’apporter un produit qui prolongerait l’aventure. Etant donné que celle-ci était un remake, le mieux était de faire une prequel, ou plutôt un spin-off, car hormis la planète de Caprica, ainsi que quelques noms il n’y a pas grand chose en commun, si ce n’est évidemment les prémices de la création des Cylons, les androïdes qui se soulevèrent contre leurs maîtres dans Battlestar Galactica.
Nous suivons donc les troubles d’un gouvernement opposé aux fondamentalistes religieux, ainsi que ceux de la famille Graystone et Adama, qui ont perdu toutes deux leur fille dans un attentat.
Le père Graystone invente un système qui permet de dupliquer la mémoire de sa fille, le recrée dans un univers virtuel, et enfin le transfert dans un corps cybernétique.
Tout plein de sujets sont abordés, que ça soit ceux en rapport avec la notion de réalité, l’existence, la religion, mais caser tout ça dans une seule et unique saison, c’est presque du suicide. Du coup on survole l’ensemble, de bonnes trames démarrent puis disparaissent et sont remplacées par d’autres, ou s’enchevêtrent, déstabilisant le spectateur qui se retrouve pendant certains épisodes à ne plus du tout voir les personnages principaux. Ça n’en fait pas non plus un mauvais produit, mais soit les scénaristes auraient du limiter le nombre de trames, soit une seconde saison aurait été nécessaire.


Bref, Caprica est une production honnête, un peu décousue, mais suffisamment appréciable pour que les fans de Battlestar Galactica puissent y trouver un minimum d’intérêt. Réservée à un public averti, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère niveau violence, ne vous étonnez donc pas d’y voir des gens se faire se vider de leur sang.
Pour ce qui est de la technique, la production ne s’est pas foutue de nous, et elle a suffisamment assuré pour nous offrir quelque chose de nettement supérieur à toutes les autres télévisées. Villes en CGI (Caprica et son alter ego virtuel, New Cap City), explosions titanesques, androïdes finement détaillés, tout y est et ça sera le petit plus qui viendra remonter l’avis global. D’ailleurs les Cylons sont bien mieux réussis que dans la série instigatrice, qui dans cette dernière étaient esthétiquement laids, à l’aspect beaucoup trop artificiel et de surcroît mal animés.
A noter la présence de certaines guests, dont notamment , moins connue que sa sœur Jennifer, mais néanmoins icône de la sub-culture sci-fi, en particulier grâce au rôle qu’elle tenue dans le film culte d’Abel Ferrara, Body Snatchers.
Pour conclure, les accrocs à Battestar Galactica auront toutes les raisons de regarder cette série, même si l’esprit global n’est pas tout à fait le même. Les amateurs de Space Opera ne seront pas les plus satisfaits, l’ensemble étant bien trop encré dans le geek/nerd avec ses univers virtuels et tout ce qui y a trait. Et enfin, ceux qui ne connaissent pas BSG pourront se laisser tenter, le final donnant à lui seul envie de découvrir cette série.
Mention spéciale pour qui incarne Daniel Graystone, parfaitement à l’aise dans son rôle, mais aussi pour , le chef de famille Adama, qui a bien été choisi et colle parfaitement à son personnage qui gagne peu à peu en assurance.

[rating:6.5]

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A propos de l'auteur

Fan d’Uwe Boll et Paul W.S. Anderson. Aime à l’occasion oublier les nanars pour regarder du vrai cinéma comme celui de Robert Parrish, Franklin J. Schaffner ou Rudolph Maté, de la bonne sci-fi tu vois, pas du singe teubé.



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