Ciné

Publié le 1 octobre 2012 | par Mr Méchant

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Crazy Dad

Ça fait un petit moment que les films en référence aux années 80/90 font leur showbiz, dont notamment Kickin It Old Skool, Hot Rod ou encore le récent Detention, et arrive à la charge pour profiter du filon, ou plutôt « revient » à la charge, puisque ces années avaient déjà été son étrier pour Wedding singer, où il y interprétait un chanteur de noces. Oubliez l’humour gentillet et la romance, ici le mot d’ordre est sperme, sperme et encore sperme. Si l’on mettait de côté 1 euro à chaque fois que le mot « jizz » (sperme) est prononcé, on aurait presque de quoi renflouer les caisses de la Grèce.
Ça commençait pourtant plutôt bien, années 80, fantasme d’adolescent qui se tape sa prof, hélas le niveau ne décolle jamais et reste bloqué à celui de la braguette, et évidemment des 14 ans. se promène la bite en érection, ruine une piaule de sperme, se masturbant allègrement tous les soirs en regardant le portrait de la grand-mère, le pauvre atteint décidément des limites que même ses détracteurs n’auraient pas pu imaginer.
Imaginez Big Daddy, truc déjà pas très drôle et très pathos, mais au moins tout public, reprenez la formule d’un grand con incapable d’élever son fils, tout en enfonçant les portes de la mièvrerie et de la vulgarité, et vous vous approcherez de ce que peut être ce Crazy Dad.
Après, que l’on supporte ou pas l’humour, cette bobine souffre a fortiori d’un développement incroyablement pataud. Ça dure presque deux heures ! Or si la première heure laisse esquisser quelques sourires, la seconde ne cesse de faire trainer les choses en longueur, les blagues devenant presque inexistantes, les situations prévisibles s’enchainant avec une tristesse indicible, et un mariage peinant tellement à arriver que l’on aurait presque tendance à se demander si finalement il y en aura bien un.

Chose assez étonnante, Sandler ne tient que les rennes de la production et a en revanche confié celles de l’écriture à , newcomer dans le registre. Sandler a peut-être douté de lui suite au fiasco de Jack et Julie, mais une chose est sûre, Caspe commence très mal sa carrière au grand écran et il a écrit Crazy Dad comme un troll se serait amusé à résumer la carrière de Sandler, c’est lourd et hoquetant. Celui-ci ne semble s’être aperçu de rien, hormis peut être après en voyant le trou béant qui aura été fait dans son porte-feuille, le déficit dépassant haut la main celui de Jack et Julie. Samberg est triste à voir, endormi et gêné encore plus que l’est son personnage après l’intrusion de ce père gauche, et finalement celui à être le plus hilarant (ou moins consternant) est la coqueluche du Hip Hop, alias , qui profite de l’occasion pour faire sa promo (et gentiment se tourner en dérision, mais pas trop), probablement entre deux numéros de son reality show sur les rénovations de maisons ou celui sur le patinage artistique, la faute à une production n’ayant pas pu s’offrir mieux. Reste que malgré tout l’homme de glace s’octroie une bonne partie des répliques qui font mouche, tout comme , et lorsque deux has-been, pas du tout spécialistes de la , font mieux que Sandler, c’est évidemment que les carottes sont cuites et que la dégringolade n’a pas fini de perdurer.
Crazy Dad c’est donc la continuité logique de la carrière de Sandler, drôle sporadiquement, souvent ennuyant, très bas de plafond et évidemment réservé à un public adulte (si tenté que des adultes aient conservé leur humour de collégiens, choix cornélien pour l’ouvreuse qui doit bien laisser entrer aussi des ados si elle ne veut pas que son cinéma ferme ses portes). Si vous voulez voir le comique dans une vraie orientée années 80 ressortez Wedding singer, vous n’y perdrez pas au change, et surtout vous vous rappellerez la belle époque où Sandler était synonyme de rires.

Crazy Dad Mr Méchant

En bref...

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A propos de l'auteur

Fan d'Uwe Boll et Paul W.S. Anderson. Aime à l'occasion oublier les nanars pour regarder du vrai cinéma comme celui de Robert Parrish, Franklin J. Schaffner ou Rudolph Maté, de la bonne sci-fi tu vois, pas du singe teubé.



Genre : Comédie
Réalisation : Sean Anders
Scénario : David Caspe
Bande-originale : Rupert Gregson-Williams
Durée : 116 min
Année de production : 2012
Sortie pays d'origine : 15/06/2012
Sortie française : nc
Certification US : R
Certification FR : nc
Budget : 70.000.000$
Box-Office : 58.058.367$
Production : Columbia Pictures, Happy Madison Productions, Relativity Media
Récompenses : 6 victoires & 10 nominations.
Pays : États-Unis
Site Web : http://thatsmyboy-movie.com/
Langue originale : Anglais
Titre original : That's My Boy
Distribution : Adam Sandler, Andy Samberg, Leighton Meester, Vanilla Ice
Synopsis : Un père immature débarque la veille des noces de son fils, qu'il n'a pas vu depuis des années, et entretient dès son arrivée d'exécrables rapports avec la mariée.
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Crazy Dad - Bande-annonce VF

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