Action

Publié le 4 novembre 2012 | par Mr Méchant

4

Looper

On attendait beaucoup de Looper, annoncé comme étant le nouveau fer de lance de la moderne. à l’écriture et à la réalisation, puis aussi la rencontre de deux figures du cinéma, à savoir , badass éternel, et , le petit gars qui ne cesse de gravir les marches du 7ème art.
Le face à face s’annonçait musclé, mais c’est finalement l’enchainement de déceptions qui s’impose. La bobine s’essaie d’abord à l’, péniblement, puis se transforme en un agaçant laïus qui semble sans fin, rappelant les pires moments des métrages de Tarantino. Ça se croit intelligent et novateur, mais en réalité tout ce qui compose la trame a au bas mot 60 ans, mélangeant allègrement Demon with a Glass Hand (épisode d’Au-delà du réel, déjà pompé par Sieur James Cameron), Substance Mort de Philip K. Dick ou encore La Jetée. Ça n’aurait pas été démesurément gênant si cette partie pseudo-intellectuelle se situant au niveau philosophique moyen que l’on peut trouver chez les piliers de comptoir du PMU du coin n’était pas si imposante, et surtout si l’ ne restait pas aussi désespérément figée que le visage de , confit dans un maquillage qui se montre par moment bluffant et d’autres hilarant. On sent une volonté chez Johnson à vouloir mélanger les genres à la manière des Wachowski, mais le monsieur ne trouve jamais d’équilibre et se montre loin d’atteindre l’excellence de Matrix, qui dans sa plus courte scène (la révélation de la réalité à Neo par Morpheus) a plus de réflexion que n’en a Looper dans toute sa durée.
Looper réussit néanmoins à réveiller un peu son public grâce à quelques sympathiques scènes d’ servies par un qui ne cesse de prouver que malgré son âge il n’a pas perdu de sa verve et reste hautement efficace lorsqu’il s’agit de canarder à tout va (à l’inverse de son doppleganger qui fait preuve d’une inertie presque exaspérante), malheureusement c’est tout ce que l’on aura à en retenir. A la limite on pourrait retenir aussi qu’en plus d’être fainéant lorsqu’il s’agit d’agiter sa plume, Johnson a recours aux gimmicks énervants de la SF actuelle, chaque plan étant l’occasion de placer une source lumineuse en plein milieu de l’écran afin d’afficher un lens-flare qui prend le quart de la hauteur de l’écran, rendant l’essai encore plus insupportable qu’il ne l’est déjà (le passage avec la scène du frigo et sa lumière qui nous aveugle pendant 5 bonnes minutes en est le meilleur exemple), jumelant la bobine avec l’affreux Total Recall de Len Wiseman (en plus de X-Men – L’affrontement final, le gros money-shot du film en étant totalement absorbé).
Looper avait un titre qui par chez nous se prêtait d’avance à toutes sortes de jeux de mots, bons ou mauvais, recherchés ou faciles, mais tout comme Johnson nous allons user de médiocrité et de facilité: c’est loupé.

Looper Mr Méchant

En bref...

1.5


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A propos de l'auteur

Fan d'Uwe Boll et Paul W.S. Anderson. Aime à l'occasion oublier les nanars pour regarder du vrai cinéma comme celui de Robert Parrish, Franklin J. Schaffner ou Rudolph Maté, de la bonne sci-fi tu vois, pas du singe teubé.



  • Encore un pseudo critique, bouffi de certitudes nourries à un certain « parisien-centrisme » et essayant de compenser la vacuité de sa vie en s’autoproclamant critique ciné sur la toile. L’article a ceci de réussi qu’il est une ode au narcissisme dans son expression la plus aboutie. Si certains s’écoutent parler, d’autres (une minorité) se contemplent écrire…

    Veuillez agréer M.l’auteur, mon dédain le plus sincère pour cette race de personne à laquelle vous appartenez. Je veux bien sûr nommer les BOUFFONS.

    • Mr_Mechant

      Moralité, vous préférez parler de moi et non du film. Merci d’avoir gonflé mon égo.
      Bisous.

  • il a pas tout à fait tort ceci dit, le film est quelque peu décevant quand on y repense, en revanche, peut-être que ce genre de phrase aurait gagné à être développé, parce que intéressante pour les fans de Au-delà du réel, autant que ceux de Cameron, là c’est juste du name dropping balancé à tout va sans aucun développement :  » Demon with a Glass Hand (épisode d’Au-delà du réel, déjà pompé par Sieur James Cameron) »

    • Mr_Mechant

      Pour être totalement clair, Terminator est le plagiat de deux scripts d’Harlan Ellison, Demon with a Glass Hand et Soldier. D’ailleurs Cameron a fini par admettre publiquement qu’il s’en était inspiré, puisque toute la communauté adepte de sci-fi l’avait grillé.
      Ici on retrouve à peu près la même chose et beaucoup d’éléments de ces deux scripts. Enfin bon ça nous renvoie 60 ans en arrière, pour les ptits cons qui vont voir ce genre de merdes en salles ça passe inaperçu…

Genre : Action, Policier, Drame
Réalisation : Rian Johnson
Scénario : Rian Johnson
Bande-originale : Nathan Johnson
Durée : 119 min
Année de production : 2012
Sortie pays d'origine : 28/09/2012
Sortie française : 31/10/2012
Certification US : R
Certification FR : U
Budget : 30.000.000$
Box-Office : 47.042.000$
Production : Endgame Entertainment, FilmDistrict, DMG Entertainment, Ram Bergman Productions
Récompenses : 15 victoires & 42 nominations.
Pays : Chine, États-Unis
Site Web : http://www.loopermovie.com/
Langue originale : Anglais
Titre original : Looper
Distribution : Joseph Gordon-Levitt, Bruce Willis, Emily Blunt, Paul Dano
Synopsis : Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les «Loopers») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 30 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…
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Looper - Bande-annonce VOST

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