Drame

Publié le 26 novembre 2011 | par Mr Méchant

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Mission Antares

Dans le petit monde des de il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent. Fini Star Trek, BattleStar Galactica ou Stargate, et c’est donc beaucoup d’espoirs que nous avions pu avoir envers ce Mission Antares (ou Defying Gravity en VO). Pour faire simple, certains ont été comblés, et d’autres non.
Partant d’une histoire plaisante, tout en étant plausible, cette série avait tout ce qu’il fallait pour plaire à un public vaste. Le problème, c’est qu’elle se disperse un peu trop, et bien qu’elle soit en grande partie passionnante, on sent soit un volonté des scénaristes de vouloir lui greffer un semblant de Grey’s Anatomy (ABC s’est d’ailleurs vantée que des critiques aient comparé les deux , ce qui n’est pas un compliment, mais plutôt un argument pour faire fuir les aficionados de sci-fi), soit une volonté de meubler les vides avec des histoires de fesses, en particulier durant sa première moitié. Certes ces relations privées entre astronautes permettent d’augmenter la valeur des enjeux et des craintes (et développer une forme d’intimité avec eux), or ça aurait été faisable en développant les amitiés plutôt que de faire copuler tout le monde. Mais c’est le sexe qui dirige le monde, donc soit, passons ce détail mineur.
La narration elle-même nous met directement dans le bain, les astronautes décollent, et c’est par le biais de flashbacks sur leur formation que l’on découvrira les relations de cause à effet. Au fur et à mesure on en apprend donc plus sur cet équipage, qui deviendra de plus en plus attachant, et les cartes tomberont progressivement afin de nous faire comprendre quel est le but réel de leur voyage, et pourquoi ils ont été choisis.


Bref, Mission Antares est une grande aventure spatiale, mais aussi une grande aventure humaine. La base se concentre sur quelque chose de plus grand, et pourrait presque servir de lointaine prequel à Star Trek. L’humanité est plus unie, sans pour autant être devenue paisible, car l’histoire se déroule en 2052, et il semble peu probable que la paix règne dans ce futur proche. D’ailleurs, la production a évité le n’importe quoi technologique, non seulement car ça permet de faire des économies, mais aussi de gagner en crédibilité car il n’y aura probablement pas de robots, d’hologrammes ou systèmes de téléportation dans les prochaines années. On se rappelle de ce que prévoyaient les films d’il y a 40 ans sur ce qu’il y aurait en 2010, et tous étaient à côté de la plaque, donc au pire vous verrez des écrans en plexiglas, des tablettes, de la monnaie sous forme de carte magnétique, rien de très olé olé en somme.
La série se permet également de flirter avec l’épouvante, nos héros véhiculant tous des culpabilités qui leurs apparaîtront sous forme de fantômes errant dans le vaisseau, et tant que les choses ne seront pas clarifiées, le spectateur aura largement de quoi se ronger les ongles jusqu’à ce qu’une explication lui soit fournie.
La partie scientifique est également intéressante, le problème c’est que le citoyen lambda a oublié ses cours de maths et de physique, et la plupart du temps il ne connaît rien à l’astronomie. Du coup ce sont les astronautes qui posent les questions, et quand un astronaute demande ce qu’est une fractale (afin qu’un autre lui explique, et que le spectateur sache donc ce que c’est), on est légèrement consterné, car dans ce métier, poser une telle question reviendrait à demander ce qu’est une fusée. C’est ce genre de points, tout comme les conversations en temps réel Terre/Antares, qui risquent d’agacer les plus pointilleux (comme ce fut le cas avec le Sunshine de Danny Boyle), néanmoins il ne faut pas oublier que ça reste du divertissement, et il faut voir ça comme une aventure, non comme un cours d’astrophysique.


A tout cela nous pourront rajouter la bande-originale composée par Shawn Pierce (Les 4400, Dead Zone), superbe et énigmatique au possible, ainsi que les différents morceaux pop/rock/ambiant de groupes pour la plupart parfaitement inconnus mais toujours choisis de façon judicieuse (personne n’oubliera le Alive d’Edwin, ou encore le That Home de The Cinematic Orchestra).
Le seul véritable regret sera que la série ait été annulée au bout de la première saison, en faisant une aventure aussi maudite que celle de nos astronautes; cependant si la curiosité fait partie de vos qualités, en plus de l’imagination, vous pourrez vous y plonger et tenter d’en imaginer vous-même la suite…
Pour conclure, les amateurs de axée sur les astronautes auront toutes les raisons de succomber au charme de cette série, bien que son aspect Grey’s Anatomy puisse en refroidir certains. Encore une fois c’est ce dernier aspect qui permettra de séduire un public féminin ou non adepte du genre, bien qu’il risque de s’en détacher dans les parties scientifiques. Nous n’oublierons pas les amateurs de Sunshine, car la série lui emprunte beaucoup, que ça soit son ambiance souvent lugubre, ses halos lumineux, et évidemment son vaisseau, l’Antares, qui ressemble beaucoup à Icarus II (notamment son bouclier solaire).
Mention spéciale pour , incarnant avec brio le personnage de Zoe, probablement celui le plus intéressant, cumulant les erreurs aussi bien qu’une volonté à les réparer, et aller au-delà de soi-même.

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A propos de l'auteur

Fan d’Uwe Boll et Paul W.S. Anderson. Aime à l’occasion oublier les nanars pour regarder du vrai cinéma comme celui de Robert Parrish, Franklin J. Schaffner ou Rudolph Maté, de la bonne sci-fi tu vois, pas du singe teubé.



  • Maska

    Hello,

    J’ai découvert cette série complètement par hasard alors que je fouinais sur le net, essayant de trouver un peu de Sci-fi à me mettre sous la dent un jour de pluie.

    Comme dit dans l’article, la première partie de la série patauge pas mal, et c’est la raison de son annulation (les américains n’ont pas vu la fin de la saison à la télé). Le pire c’est que cette série révèle tout son potentiel à sa deuxième moitié, où elle entre vraiment dans sa phase de construction mythologique (elle devait durer au moins trois saisons).

    Bref, si toi aussi tu as été super frustré au dernier épisode, parce que mine de rien, la série se termine sur beaucoup de questions et de possibilités, un blogueur US a harceler James Parriott le créateur de Defying Gravity, qui lui a raconté toute la suite de la série jusqu’à son épisode finale (assez intéressant).

    Voici donc la suite et la fin de cette série: (à lire dans l’ordre)

    http://cliqueclack.com/tv/2009/10/29/how-defying-gravity-would-have-progressed-straight-from-the-creator/

    http://cliqueclack.com/tv/2009/10/29/how-defying-gravity-would-have-progressed-straight-from-the-creator/2/

    http://cliqueclack.com/tv/2010/10/28/how-defying-gravity-would-have-ended-the-final-chapter/

    http://cliqueclack.com/tv/2010/10/28/how-defying-gravity-would-have-ended-the-final-chapter/2/

    Bonne lecture
    :alien:

  • Mikcey

    Un grand merci à toi Maska pour ces liens. Grâce à toi, je suis encore plus convaincu que Defying Gravity avait vraiment une bonne possibilité de devenir une très bonne série comme BSG l’est devenu.

    Par contre je ne suis pas d’accords avec toi sur la raison de son annulation. La réalité c’est que les séries SF qui favorisent la psychologie des personnages ne plaisent jamais à un public suffisant : même si moi ce sont mes séries préférés. Car sa vise un public trop large, et ne peut donc en contenter la totalité. Je veux dire qu’en réalité les gens ne veulent pas de l’original : ils veulent toujours voir la même chose. Toujours.
    Je prends l’exemple de Caprica, de SGU, ou de BSG. Ou encore du Jericho, même si c’est pas de la science fiction.
    Seul BSG a été sauvé grâce à ses combats spatiaux magnifiques : cela à suffit à plaire aux « geek » qui ont alors continué à regarder « massivement » la série.
    Caprica n’avait pas ces « combats, la série été trop centré sur les personnages. Personnelement, Caprica je trouve est extrêmement au dessus de BSG. C’est sans doute une de mes séries préférés, peut-être même ma préféré avec Game Of Throne. Mais le problème c’est que les « geek » voulait des combats spatiaux et des gunfight à tous les épisodes, alors que les « femmes » trouvaient ces histoires de robots complètement nulles.
    Et encore une fois la même chose s’est produite pour SGU. Les fans voulaient un épisode = une planette = une bataille ou spatiale ou terrestre = à la fin de l’épisode rien ne change. En gros ils voulaient revoir leurs fameuses forêt de pin.
    Et c’est tellement triste, parce que Stargate avait enfin su évolué ! Enfin su recréer un genre. Les personnages étaient vraiment attachant. Pour dire ma copine avait même accroché à la série !!!
    SGU avait un potentiel extraordinaire ! Mais a été tué par les fans qui voulait un éniéme stargate.
    Dans les deux cas : la série de SF qui s’intéresse aux personnages devant les foutaises technologiques et les batailles spatiales a été annulé faute d’audience. Les gens n’aiment pas les séries de SF un peu plus lente, qui prennent le temps de mettre en place les personnages. Et c’est tellement dommage car je rafolle de ce genre de série.
    Et au final quand on a vu Caprica et SGU, on ne peut s’empêcher de trouver que Defying Gravity ressemble étrangement, voire énormément, à ces dernières. Et alors on ne s’étonne pas de voir qu’elle a été annulée au bout d’une saison seulement.
    D’ailleurs pour reprendre ce qui est dit dans les articles que tu as posté : je doute que cette série ai tenu beaucoup plus longtemps sur SciFy que 2 saisons. Les geeks n’auraient pas aimé, comme ils n’ont pas aimé SGU et Caprica, et pour les mêmes raisons.
    En gros quand tu regardes les audiences ce genre de série fait entre 900 000 et 1 300 000 téléspectateurs. Ca doit être le nombre de gens comme nous, qui adorent les séries originales … De toutes façons maintenant je ne me fais plus d’illusions : à chaque fois que j’aime une série, par définition, je sais qu’elle sera pas aimé par les téléspectateur, et donc annulée au bout d’une ou deux saisons …
    Et franchement, ça s’est vérifié à chaque fois quasiment : j’attends actuellement les annulations pour l’année prochaine de Homeland, et de The walking dead.

    Ca fait du bien de parler lol !

    • Merci à Maska.

      Par contre Mickey je ne suis pas d’accord avec toi sur BSG. Déjà parce que c’est un remake d’une série de 1978, donc il s’inspire de quelque chose créé bien avant les autres. Ensuite ses personnages étaient largement développés et même s’il y avait pas mal de combats, ce sont surtout ses personnages qui m’ont fait voir la série en quelques semaines (je ne l’avais pas suivi à l’époque, Stargate m’avait gonflé). D’ailleurs Razor et The Plan viennent apporter beaucoup à l’intrigue, ce que Caprica ne fait pas. Certes Caprica était sympa, mais touchait à trop de sujets et trop de personnages en une seule saison, sans jamais les approfondir, donnant une impression de brouillon gigantesque.
      SGU était effectivement une bonne nouvelle série de science-fiction, largement supérieure à SG1 et Atlantis.
      J’attends de voir la prequel de BSG qui arrive en début d’année prochaine (Blood and Chrome).
      The Walking Dead j’aimerais pas qu’il soit annulé, en revanche V a bien fait d’être dégagée, même s’il est dommage que Mark Singer n’ait à peine eu le temps de s’exprimer 🙁

  • Eden

    Bon sang ça fait du bien de trouver des gens qui aiment de la SF pas débile. J’ai bien aimé dans la critique le coup de l’astronaute qui demande à l’autre « c’est quoi une fractale ? » Et ouais, « ben comment t’es arrivé là gars si tu sais pas ça ? » Presque on sent le clin d’œil entre acteurs avec l’un qui dit à l’autre : « nan nan hé c’est pour le spectateur là qui nous regarde » L’autre truc aurait été de faire embarquer un débile de passage pour lui faire poser la question, mais y’en a un peu marre de ces techniques à la con qui visent qu’à nous rappeler que les débiles, en fait, c’est nous.
    Bon sinon je sais pas ce que c’est que SGU et il va falloir que je me renseigne. Quant à BSG (ça je sais), c’est grâce à cette série que je me suis réconcilié avec ce qu’on appelle une série. Ça m’a rendu complètement dingue et dépendant.
    J’en viens à Caprica qui semble te tenir à cœur alors que j’avoue avoir été un peu frustré et déçu. Même si je trouve l’ambiance générale plutôt très belle, de très beaux décors, les personnages semblaient parfois un peu bloqués dans leur évolution… Enfin, j’avoue que je sais pas trop bien comment l’expliquer parce que je l’ai vu il y a un petit moment, mais je sais que j’attendais souvent que ça décolle un peu plus. Les personnages semblaient parfois très passifs alors qu’ils avaient par ailleurs un caractère assez fort. Les acteurs sont cependant très bons je trouve : outre les parents Graystone et Joseph Amada, l’actrice Magda Apanowicz (Lacy) est absolument fabuleuse. Je trouve Alessandra Torresani (Zoé Graystone) un cran en dessous, bien que ce ne soit peut-être que son personnage qui la diminuait.
    Bref, on ne sera peut-être pas d’accord, mais dans tous les cas, je suis toujours en colère de voir qu’on interrompt des séries de cette qualité, même si on peut en être un peu déçu. Il serait parfois bien de faire un peu confiance aux créateurs pour leur permettre de travailler une bonne évolution grâce à une saison supplémentaire, voire deux.
    En tout cas merci de vos critiques et à bientôt.

    P.S. Je suis totalement d’accord pour V : de la daube.

    • Bah malheureusement les producteurs cherchent toujours à atteindre une masse, peu importe sa classe sociale ou son niveau d’études, et un individu lambda ne sait pas ce que c’est qu’une fractale (pour prendre un autre exemple, je doute que les fans de Matrix sachent ce qu’est en réalité une matrice). Qui plus est quand on sait que le niveau scolaire américain est inférieur au notre, on comprend que des précisions de ce genre soient données (dans toutes les séries américaines on retrouve ce genre d’explications de termes qui nous semblent communs).
      SGU = Stargate Universe. 😉
      Caprica je n’irais pas jusqu’à dire que j’y tiens à cœur. La série a les défauts que j’ai énoncé plus haut et d’autres dont j’ai parlé dans la critique que j’en ai faite. Mais ça se laissait regarder et il est clair qu’une saison c’était bien trop court, et les Adama sont quand même super mollassons comparés à ceux de BSG… (même s’ils se réveillent un peu vers la fin)

  • Eden

    Oui sur les termes scientifiques, de toute façon, rien n’oblige un auteur à en truffer son film ou sa série. Ce n’est pas ça qui fait la qualité du scénario. Un scientifique peut paraître tout à fait crédible sans parler qu’avec des x et des y. C’est d’ailleurs toute une partie du travail d’un scientifique que de vulgariser, soit pour le grand public, soit pour des scientifiques d’une autre spécialité, soit pour des techniciens qui doivent exécuter un travail relatif à ces recherches. Donc l’explication simplifiée, voire la métaphore, est toujours la bienvenue de la part d’un scientifique. Bref… on va pas déjeuner sur cette question.
    Juste un dernier petit truc à propos de Caprica, je parlais de l’ambiance particulière de la série, mais en fait il s’agit d’une tristesse assez profonde je trouve, dans laquelle on est plongés d’emblée, notamment à cause de la « mort » de Zoé. Et on se demande si ce n’est pas encore plus triste après de la savoir enfermée dans cet autre monde dont elle ne peut a priori sortir. Tout cela en tout cas nous maintient dans une ambiance pas très heureuse où des parents perdent leurs enfants, et où tout un monde, celui de Caprica, semble se perdre. La musique de la série, vraiment très belle (notamment au générique), nous accompagne d’ailleurs assez bien dans cette ambiance… Bon sang, je sens que j’ai presque envie de la revoir.

    Bon aller, merci et à plus.

  • Eden

    « Les portes sont faites pour être ouvertes. C’est pour ça qu’elles ont des charnières et des poignées. »
    3 épisodes de Mission Antares pour entendre une série de débilités dans le genre, et voir des histoires d’ados déguisés en astronautes faire des paris pour savoir lequel bandera malgré son halo anti-sexe !!! Wouah ! Difficile de continuer au-delà. Si au moins il y avait à côté de ça un peu plus de profondeur et de crédibilité dans l’agencement de l’histoire (personne n’est occupé à rien à part deux meufs qui font des expériences dans un labo en se taquinant sur des histoires de mecs), du suspens sur quelque chose, un mystère qui ne se résume pas à une Zoé qui ne cesse d’entendre un bébé pleurer (ben ouais, elle a avorté) et deux trois personnages qui voient Mars en ouvrant une porte… Quant à mettre en scène une mission spatiale comme une émission de télé-réalité avec une meuf qui ne cesse de filmer en faisant des commentaires pour débiles mentaux (des téléspectateurs potentiels ?) avec isoloir pour chaque membre qui vient confesser ses états d’âme à une caméra (style « pour moi la vie c’est dur, j’ai plein d’émotions »). Pfff… Je parle pas du commandant qui boude dans son coin parce qu’on lui a caché des choses et que « bouh je parle plus à personne moi » ! Ah là là, quelle catastrophe.

    Alors j’ose imaginer que la suite va juste un peu décoller. Mais pour le moment, c’est pitoyable. Même les histoires de cul nous emmerdent tellement y a pas de cul (à l’américaine quoi : d’une pudibonderie désopilante). Un truc pour les ados. Et encore, je leur souhaite des choses meilleures. On est loin, très loin d’un Battlestar Galactica.

    Allez, je vais faire un effort pour en regarder quelques autres, et je reviendrai faire amende honorable si je vois des progrès.

    • Parler de débilité et comparer la série à BSG est tout aussi débile. On est certes dans l’espace mais c’est le seul point commun. Et puis j’imagine mal des ados s’identifier à des trentenaires, à l’inverse de Caprica où les personnages principaux sont deux jeunes demoiselles, JUSTEMENT pour plaire aux pubères.

  • Eden

    Je reviens sur mon jugement hâtif. Juste un mot avant : la comparaison avec BSG se limitait à la qualité du scénario pour une série de science fiction, pas à l’histoire elle-même. D’ailleurs, tu commences ton article en disant que, après BSG et quelques autres séries, tu attendais beaucoup de Mission Antares. C’est donc que moi aussi, après BSG, j’attends beaucoup d’une série de science fiction, prenant ce BSG pour une référence (c’est très personnel bien sûr). D’où la « comparaison », ou, tout au moins, l’attente d’une série de SF qui tienne au moins autant la route que BSG. Je ne me limitais donc pas au simple fait que ça se passe dans l’espace.

    Quant aux ados qui ne s’identifieraient pas à des trentenaires, là je ne suis pas d’accord. Car si tel était le cas, je me demande comment nous aurions pu, les uns et les autres, être aussi passionnés par des séries comme Star Trek, Cosmos 1999 (pour les plus vieux), ou tout simplement par tous ces westerns avec Clint Eastwood ou tant d’autres. Bien sûr, les ados s’identifient à des adultes quand ceux-ci ont des figures de héros. D’ailleurs, chaque spectateur s’identifie facilement à des héros qui peuvent n’avoir rien à voir avec lui (taille, corpulence, âge, couleur de peau, appartenance sociale…). C’est ça la force de l’imaginaire. La présence d’ados dans les films et séries révèle surtout que l’ado est devenu une figure forte de notre époque : les adultes cherchent aussi à se projeter dans une image d’eux-même plus jeunes. On ne cherche plus à vieillir, à devenir adulte, mais à rester jeune, à retomber en enfance. Et si ce ne sont pas des ados que l’on met en scène, ce sont souvent aussi des adultes qui n’ont pas grandi, qui font un peu n’importe quoi, pour le dire de manière valorisante, qui ont su rester jeunes, frais, naïfs, spontanés.

    Mais là n’est pas le sujet. Mission Antares est une vraie bonne série. J’ai jugé les trois premiers épisodes de manière très hâtive et surtout, j’ai commis le péché de les regarder en version française. C’est grave, surtout pour quelqu’un d’averti comme moi sur la fréquente mauvaise qualité des versions françaises. Ceci n’empêche que, comme tu le dis très bien dans ta critique, le début est un peu lourd avec les histoires de coucheries des uns avec les autres. Mais passons, car on voit se développer après cela une histoire qui nous captive parfaitement, avec de très belles images, des relations intéressantes entre des personnages énigmatiques et séduisants. Bref, je ne vais pas répéter en moins bien ce que tu as très bien écrit, autant te lire directement, ou, encore mieux, regarder la série elle-même.

    Si bien que, quand arrive la fin, on ne peut être que scandalisé qu’une telle série ait été interrompue. Scandalisé que des auteurs, réalisateurs et acteurs ayant aussi bien travaillé se voient purement et simplement couper les vivres. Cette série méritait mille fois d’avoir ses chances. Elle méritait qu’on laisse le temps à ses auteurs de développer leur histoire, éventuellement de s’améliorer dans l’écriture et la mise en scène, même si cette première et (hélas) dernière saison est déjà de très bonne qualité.

    Bref, je conseille donc vraiment cette série d’une saison, mais, évidemment, à voir absolument en VO sous-titrée.

    Cordialement, et, mea culpa pour mon jugement à l’emporte pièce.

  • C’est marrant qu’ils ont trouver le titre Mission Antares plsu vendeur Defiant la Gravité qui aurait us prsque un double sens en français. Je trouve la fin très ouverte même si plusieurs questions reste sans réponse mais franchement pas plus que le film Contact avec le quel il y a quelque poitn. Mlais comme tu le dis si bien Sunshine est le film le proche de cette série.

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