Action

Publié le 24 novembre 2011 | par Mr Méchant

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Resident Evil

Je n’ai jamais cru aux adaptations de jeux-vidéo. Un jeu-vidéo est une aventure interactive, avec ou sans scénario, mais dont vous êtes le héros (ou l’héroïne), et qui même quand elle est scriptée, vous procure deux émotions opposées, la satisfaction d’être arrivé au bout, ou à l’inverse l’amertume de voir un énième écran de Game Over (et des nuances quand il y a une véritable écriture). De ce fait, Resident Evil je n’en attendais rien, surtout que le jeu en lui-même avait une base scénaristique extrêmement clichée, largement inspirée de tous les films de , nanars y compris, efficace manette en main, mais aussi dénuée d’intérêt à être portée sur le grand-écran. Que pouvait donc faire ? Faire un copié-collé qui nous raconterait la même chose, mais sans que l’on puisse en contrôler les personnages ? Où aurait été l’intérêt ? Du coup il a misé sur la connerie des gamers, a pris le nom du jeu, quelques références, dont l’inévitable Umbrella, ainsi qu’évidemment les , a mis sa femme dans le rôle principal, et a croisé les doigts pour que ça marche. Et devinez quoi, ça a marché ! Et y’a un cinquième film qui arrive ! Néanmoins, bien que ce premier opus fasse à peu près n’importe quoi à tous les niveaux, dont notamment oublier le gore, il a ce quelque chose d’actioner pop-corn con-con qui fait qu’on prend un sacré pied à le mater. Des big guns, une (ex)top-model, une BO de metal de gueudin (Fear Factory, Rammstein, Saliva…), et toutes les scènes d’ se transforment en un joyeux défouloire. Ça n’en fait pas le film de l’année, ni une « bonne » adaptation, juste un produit casual presque malsain, car au final on a presque envie de se regarder dans un miroir et de se demander pourquoi on kiffe autant cette connerie.


Bref, Resident Evil est un bon film, pas techniquement bien-sûr (même si Anderson ressert quelques plans intelligents à la manière de son Event Horizon), mais en terme de divertissement pur. Les phases de gunfights sur fond de Marylin Manson ou Slipknot dépotent, l’histoire est aussi complexe qu’un épisode de Franklin, en somme la réunion des éléments indispensables pour plaire à un public large. On a même le mot qui commence par « sur », celui que l’on trouve dans tous les films du genre, comme « surentraîné », et ici c’est « ça va lui balancer une charge surpuissante », parce que juste puissante c’est pas assez, tout comme les mecs simplement entraînés ce sont juste des gros glandeurs.
Les gamers un peu pisse-froid se plaindront avec des blablablis et blablablas, mais Capcom a fait son adaptation en CGI, reprenant à la lettre la trame du jeu-vidéo, et devinez quoi ? Bah c’était nase, mais en plus très chiant. Les Resident Evil (jeux-vidéo) avaient de belles cinématiques bandantes (à partir du 2 en tout cas), mais 5 minutes par ci par là c’était le maximum de Capcom, 1h30 c’était trop.
Quoiqu’il en soit, et bien qu’étant fan du jeu depuis sa sortie sur PSX et Saturn, j’ai aimé ce film, et il n’a en rien interféré avec mon plaisir ludique. Le principal est que ce que je retrouve au bout de ma manette me convienne, ce qu’il y a ensuite au cinéma n’est qu’accessoire, et puis mes pouces ne s’en plaignent pas de cette pause, au contraire.
Pour conclure, si vous recherchez un actioner pur et dur, sans trop de prises de tête, vous aurez ce qu’il vous faut pour faire redescendre votre niveau d’adrénaline le temps d’une heure et demi. Ceux qui recherchaient une bonne adaptation n’auront quant à eux qu’à se rendre compte d’une chose, ils couraient après un non-sens (et lire le scénario de George Romero qui avait été diffusé sur le net n’y changera rien, étant totalement moisi).
Mention spéciale pour , qui m’a permis de voir la foufoune de sa femme sur un écran géant. Merci pour cet abricot, Paul.

Resident Evil Mr Méchant

En bref...

3.5


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A propos de l'auteur

Fan d’Uwe Boll et Paul W.S. Anderson. Aime à l’occasion oublier les nanars pour regarder du vrai cinéma comme celui de Robert Parrish, Franklin J. Schaffner ou Rudolph Maté, de la bonne sci-fi tu vois, pas du singe teubé.



  • La mention spéciale 😆 Le film a était pas mal descendu mais j’ai bien aimé même si c’est vrai qu’en tant qu’adaptation c’était pas trop ça mais quand on voit le dernier, le premier s’en tire finalement plutôt bien …

    • Je reste un fan des 3 premiers, mais le dernier c’est vraiment du n’importe quoi, tout comme Les 3 mousquetaires. J’ai l’impression qu’Anderson a vraiment beaucoup de mal avec la 3d…

  • Puis je pense que cela n’ira pas en s’améliorant, car je suppose que le prochain sera en 3D également …

    Moi aussi j’ai bien aimé le deuxième avec le nemesis et le troisième et son univers pots-apocalyptique était pas mal ! Son course à la mort était sympa aussi je trouve après faut aimer quoi …

    • Le deuxième tout le monde est resté bloqué sur son Nemesis qui verse une larme, dommage car y’a des scènes assez jouissives (Olivera qui shoot en sautant de l’hélico, Alice qui déboule en moto dans l’église…).
      Le 3 avait effectivement une bonne ambiance, merci à Russell Mulcahy. Il est d’ailleurs incompréhensible que du 3 désertique le monde passe à ce qu’il est dans le 4 (pluvieux). Y’a un gros problème de continuité là.
      A ce qui parait les maquillages du 5 sont au top, tant mieux, faut juste que le reste suive.
      Le course à la mort était très con mais encore une fois divertissant. Ça rappelle WipeOut et Destruction Derby ^^

  • De toute façon c’est ce que l’on vient cherché en allant voir un Paul W Anderson, du divertissement con mais fun !

    « Ça rappelle WipeOut et Destruction Derby ^^ » le mélange des deux en fait ce qui donné => full auto ^^
    Milla Jovovich pose pas mal de vidéo du tournage du 5 eme mais c’est vrai que le passage du 3 au 4 niveau ambiance c’est un peu con … J’aurais bien aimé qu’il reste dans celle du trois façon Mad Max !

    • Dommage qu’il ait foiré son AvP (hormis quelques bonnes scènes) et que ses successeurs aient fait n’importe quoi avec la luminosité durant la post-prod 🙁

      Le problème c’est qu’en plein désert il ne pouvait pas faire grand-chose avec la 3D. Il lui fallait des immeubles pour les faire exploser, faire voler du verre etc etc.
      J’aimerais bien qu’on puisse avoir le droit à son Soldier comme il l’avait fait, sans les conneries qu’on rajouté les producteurs ensuite. En tout cas on comprend que dégouté par tout ça il ait préféré faire du cinéma pour l’argent et non pour la qualité…

  • Ah j’étais encore trop jeune à l’époque mais qu’est ce qui c’est passé avec la prod ? N’empêche, j’ai un très bon souvenir de son Soldier, de même pour son Mortal Kombat …

    AVP comme AVP Requiem (bien que se ne soit pas lui le real) on tout les deux quelques bonnes scènes mais c’est tout :straight: Tu en a pensé quoi toi du Requiem des frères Strause ?

    • Bah la prod a tout niqué à la fin, comme avec Highlander 2 ou encore Mimic (qui a eu le droit à une version DC récemment en Angleterre, à voir si l’on y aura le droit aussi).
      Pour Soldier ils ont voulu tout pleins d’effets qui rentraient pas dans le budget, du coup vers la fin y’a beaucoup de trucs immondes.

      Requiem je l’ai trouvé bien sympa, le problème vient de la luminosité. Le plus curieux c’est que quand on compare le trailer et le film on voit que la luminosité de base était parfaite. A mon avis la production a demandé à ce que le tout soit assombri afin que l’on voit moins les effets gores et que le film soit PG13 et pas PG17. C’est gravement con parce qu’au final on y voit pas grand chose, hormis en réglant sa télé.
      En fait si y’avait pas ce problème et la bande de teens débiles il aurait pu être beaucoup mieux (d’ailleurs toutes les plaintes sont allées à l’encontre de la luminosité, et quand on connait les Strause, qui sont des génies des CGI, on sait que la faute est pas d’eux). On saluera en tout cas le retour de tous les effets sonores d’alien et predator (qui avaient disparu dans celui d’Anderson), ainsi qu’une BO qui a plutôt bien réussie à mélanger les thèmes des deux films.
      J’essaierais de faire une capture du bluray pour faire une comparaison, tu verras c’est flagrant !

  • Ouais sa serait pas mal ^^
    Surtout que les effets sonores joue quand même un grand rôle que se soit chez Alien ou Prédator (Je vais me refaire le coffret DVD Aliens en passant, sa fait un petit moment que je ne l’ai pas vu) mais à choisir je préfère Requiem …
    Sinon c’est vrai que niveau CGI les mecs sont balaises, faut voir Skyline … Tu as des infos sur leur prochain film par hasard ?

    • Ouais, et en plus Skyline avait un budget ridicule, dommage que la prouesse technique n’ait fourni qu’un film foireux.
      J’ai regardé et ils ont deux films en projet, War of the Ages, qui ressemble bizarrement à In The Name of The King 2. Une faille temporelle envoie tous les meilleurs bidasses à l’époque du moyen-age.
      Leur autre projet est Blackened, mais il n’y a pas encore de synopsis, tout ce que l’on en sait c’est que c’est un film d’action.

  • Ah ouais, faut voir ce qu’ils ont à nous proposer à par ça leurs CGI. Après je demande que se soit au minimum divertissant et pas aussi chiant que Skyline …

Genre : Action, Horreur, Science-fiction
Réalisation : Paul W.S. Anderson
Scénario : Paul W.S. Anderson
Bande-originale : Marco Beltrami, Marilyn Manson
Durée : 100 min
Année de production : 2002
Sortie pays d'origine : 15/03/2002
Sortie française : nc
Certification US : R
Certification FR : nc
Budget : 33.000.000$
Box-Office : 102.984.862$
Production : Impact Pictures, Davis-Films, New Legacy, Constantin Film Produktion
Récompenses : 6 nominations.
Pays : France, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis
Site Web : http://www.spe.sony.com/movies/residentevil
Langue originale : Anglais
Titre original : Resident Evil
Distribution : Ryan McCluskey, Oscar Pearce, Indra Ové, Anna Bolt
Synopsis : Dans un immense laboratoire souterrain, ont lieu des recherches ultras secrètes, supervisées par des centaines de scientifiques. Lorsque l'alarme retentit, tout le monde croit à une simple simulation d'évacuation. Mais bientôt, l'horreur les rattrape. Un virus hautement mortel se propage à un rythme effréné dans les couloirs : en quelques minutes, il met fin à toute vie humaine. Au même moment, Alice se réveille dans un somptueux manoir. Ignorant comment elle a pu atterrir là, elle fait la rencontre de Matt, un policier. Avant même qu'ils n'aient pu trouver une explication logique à ces phénomènes étranges, un groupe d'intervention militaire, les S.T.A.R.S, débarque de nulle part et les oblige à les suivre. Ces derniers ont reçu l'ordre d'infiltrer le laboratoire et de neutraliser la Reine Rouge, le super-ordinateur devenu fou que l'on tient pour responsable du désastre.
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Resident Evil - Bande-annonce VF

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