Resident Evil : Afterlife [2010]

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Genre : Action, Aventure, Horreur
Réalisation : Paul W.S. Anderson
Scénario : Paul W.S. Anderson
Bande-originale : tomandandy
Durée : 97 min
Année de production : 2010
Sortie pays d'origine : 10/09/2010
Sortie française : nc
Certification US : R
Certification FR : nc
Budget : 60.000.000$
Box-Office : 300.228.084$
Production : Impact Pictures, Davis-Films, Constantin Film Produktion
Récompenses : 2 victoires & 8 nominations.
Pays : Allemagne, États-Unis, France, Canada
Site Web : http://www.residentevil-movie.com/
Langue originale : Anglais, Espagnol, Japonais
Titre original : Resident Evil: Afterlife
Distribution : Milla Jovovich, Ali Larter, Kim Coates, Shawn Roberts
Synopsis : Dans un monde ravagé par un virus, transformant ses victimes en morts-vivants, Alice continue sa lutte à mort avec Umbrella Corporation. Elle poursuit son voyage à la recherche de survivants et d'un lieu sûr où les mener. Cette quête les mènent à Los Angeles mais ils constatent très vite que la ville est infestée par des milliers de morts-vivants. Alice et ses compagnons (dont un vieil ami inattendu) sont sur le point de tomber dans un piège d'Umbrella.

tomatometer

23

Note Moyenne: 4.1/10
Votes Comptés: 95
Frais: 22 | Pourri: 73

As dim-witted and lifeless as its undead antagonists, Resident Evil: Afterlife is a wholly unnecessary addition to the franchise.

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Critique


Suivant sa mécanique bien huilée d'une sortie tous les trois ans, Paul W.S. Anderson ne faillit pas à sa coutume, nous livrant le quatrième opus de la saga Resident Evil, nommé Afterlife. Connaissant le bougre, il n'était pas étonnant qu'il mise tout sur la très lucrative 3D, histoire de bien remplir son porte-feuille ainsi qu'étoffer le curriculum vitae de sa femme, Milla Jovovich, celle-ci en étant incapable elle-même (cf. Phénomènes Paranormaux). D'ailleurs, même si la saga ne s'était jamais distinguée pour la subtilité de son intrigue, il y avait un minimum d'histoire, or il semble que comme la plupart des films utilisant la 3D celle-ci ait été réduite à une copie simple petit format à grands carreaux.
Commençant, comme on s'en doutait à la fin du troisième, par une attaque d'Alice et ses clones contre Wesker (Shawn Roberts), Anderson balance en 3D un peu tout ce qui s'est fait comme scènes cultes durant ces dernières années, pompant allègrement Blade et Matrix, nous reproduisant même l'ouverture de Reloaded dans laquelle Trinity tombe à la renverse à travers une vitre, tout en tirant. Rajoutez à cela Wesker qui lui tire dessus, armé de Desert Eagle tout comme l'agent qui poursuivait Trinity, bref on est plus près du plagiat que du clin d'oeil (et ça sans compter les bullet-times incessants, rallongeant virtuellement la longueur du film).

Une fois échappée, et ayant retrouvé sa copine Claire (Ali Larter), Alice tentera de trouver Arcadia, censé être un lieu de refuge, mais s'arrêtera à un immeuble où sont piégés une poignée de civils. Encore une fois on sombre dans le plagiat, la film se transformant en une pale copie de Zombie de George Romero. Seul problème, il ne se passe que dalle pendant presque trois quarts d'heure (hormis Alice qui prend une douche et fait son ptit pipi), à tel point que l'on se demande pourquoi un tel battage pour la 3D. Terminant comme il avait commencé, Afterlife se réveille et nous balance ensuite plus d'une vingtaine de minutes d'action non-stop, suivant un non-sens absolu et sans aucune tension, Alice dégommant des hordes de zombies avec des armes à faible cadence (canons-sciés et revolvers) sans aucuns problèmes. Anderson, n'ayant — jusqu'à la mort — pas peur du ridicule, va même jusqu'à nous balancer l'épique séquence de merde, à savoir Wesker, qui pour déconcentrer ses ennemis, leur balance ses lunettes dans la gueule (enfin vers la caméra, façon Ethan Hunt dans Mission Impossible, mais en 3D).

Que les fans du jeu-vidéo n'attendent pas non plus grand chose de l'apparition de Chris Redfield (Wentworth Miller), ce dernier n'ayant que quelques courtes répliques et étant tout aussi doué au combat qu'une Valérie Damidot sous morphine. Allant à l'inverse d'Extinction, Anderson remet sa femme sur un piédestal, voulant probablement quelques archives d'elle — sous toutes les coutures — en 3D, histoire de se masturber tranquille le jour où elle le larguera pour un autre meilleur réalisateur.
Le premier Resident Evil se montrait relativement efficace et bien rythmé (même si l'aspect gore avait été passé à la trappe), le second se rapprochait du jeu tout en en faisant n'importe quoi, le troisième apportait une nouvelle vision et un peu d'originalité (merci Russell Mulcahy), en revanche celui-ci sombre dans le n'importe quoi, ne présentant aucune histoire et se révélant plus être un essai d'Anderson à la 3D qu'un film nécessaire à la saga, rien ne nous étant révélé de nouveau sur Umbrella (même si on s'en fout un peu).
Bref même si Anderson pompe à droite à gauche pour misérablement arriver jusqu'à 1h25 de pellicule, on s'amuse malgré tout au début et à la fin, les scènes d'actions, même si elles puent le déjà-vu, montrant que celui-ci a parfaitement pris en main la technique de la 3D.
On déplorera également une bande-son particulièrement mauvaise, tout juste sauvée par la réutilisation du morceau The Outsider de A Perfect Circle, déjà entendu dans le deuxième opus.
Pour conclure, un film qui ne vaut pas d'être vu en 3D au cinéma, l'entrée étant trop chère (et le film trop court), mais qui contentera les amateurs — équipés — une fois en Bluray 3D. Et pour les plus impatients attendez quand même la moitié du générique de fin, celui-ci contenant une petite surprise.
Mention spéciale pour Kim Coates, qui est probablement le seul vrai acteur du film et tirant plutôt bien son épingle du jeu dans son rôle de fripouille (et qui n'en est pas à son premier rôle dans une adaptation de jeu-vidéo puisqu'il jouait déjà dans Silent Hill).

3,5/10

Auteur : Mr Méchant
Bio : Fan d'Uwe Boll et Paul W.S. Anderson. Aime à l'occasion oublier les nanars pour regarder du vrai cinéma comme celui de Robert Parrish, Franklin J. Schaffner ou Rudolph Maté, de la bonne sci-fi tu vois, pas du singe teubé.
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